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Le magazine des stars paloises
01.04.2005                   Ville de PAU - Photographies  

Penelope Cruz Penelope Cruz et Tom Cruise de passage à Pau (2)

Deux personnages à la mine contrite

Cependant M. Tom Cruise et sa Penelope avaient reçu de la visite.
Deux personnages à la mine contrite mais déterminée. Le premier était huissier et venait réclamer le payement de la pension alimentaire de Mme Nicole Kidmann sous peine de saisir le jet privé à l’aéroport de Pau, déjà sous bonne garde des collègues du deuxième personnage, commissaire de police ici présent.
Tom tentait de les convaincre qu’il était copain comme cochon avec le futur(?) président de la république francaise quand une porte claqua dans leurs dos.
Ils se retournèrent pour voir émerger d’une porte dérobée la bande des troglodytes avinés portant le bulgare en triomphe en chantant: "Il est vraiment phénoménal, la lalala la..." accompagnés par la musique du piano de l’aveugle oublié au sous sol. C’était le seul à ne s’être rendu compte de rien depuis le début. Entourés des yorkshires piailleurs, la sarabande excitée laissa tomber son libérateur sur le premier divan venu. Le coiffeur lui offrit en récompense l’infirmière fatiguée qu’il portait sur son épaule. Complétement saoul, le cuisinier arréta de chanter J’irais revoir ma Normandie en contrepoint et se mit brusquement à vomir dans la cheminée. Le scientologue, ayant branché le Yorkshire défunt à un appareil de sa corporation cherchait fébrilement une prise électrique.
Le père Miguel présenta toutes ses condoléances à Tom et Penelope ahuris par cette apparition tandis qu’entre deux syllabes du bègue, la traductrice leur présentait ses explications en américain, et que la nounou éplorée, saisissant leur mains, se jetait à genoux pour implorer leur pardon en invoquant la Queen Mother.
Le secrétaire mormon commença à batailler le scientotogue pour arracher "la brebis du seigneur des mains impures de ce Philistin sectaire violeur du corps sacré de cette innocente créature de Dieu, etc, etc". Le ton monta rapidement et tous deux en proie à une colère éhontée oublièrent leurs préceptes pacifistes et en vinrent rapidement aux mains, se frappant l’un avec son bidule d’escroc, l’autre avec le chien inerte qu’il avait fini par récupérer.

Le drame

Excité, le chien du pianiste commença à poursuivre les Yorkshires en renversant tout sur son passage.
Mais il entortilla sa laisse autour d’un tiroir entrebaîllé et finit coincé derrière une colossale armoire en chêne massif de 2m50 de haut qui commençait à osciller. Les quatre turcs qui louchaient suspicieusement les deux visiteurs hébétés se réunirent autour de leurs patrons dans un réflexe protecteur. C’est à cet instant que le drame se produisit.
Le commissaire tenta de repousser un York qui se cachait entre ses souliers et lui écrasa incidemment la patte. Le cri du chien détonna dans un silence instantané. Même le piano s’était tut. Tout le personnel fixa les étrangers qu’ils désignèrent instantanément et tacitement comme le bouc émissaire de toutes leurs avanies présentes. Le regard torve et haineux, maugréant entre leur dents des imprécations maudites dans leur dialecte respectif, il firent un pas en avant vers leur victimes désignées. On entendait le tic-tac de la vieille horloge comptoise du salon. Tenant un tisonnier à la main, le cuisinier couvert de cendres et de vomi, les fixait d’un regard de Viking. Peu rassurés, les intrus mandatés firent un pas en arrière vers l’armoire.
C’est à ce moment stratégique que le cri du pianiste monta de la cave: "Au feu!". Les irakiens avaient oublié leurs réchauds bidouillés. Un peu de fumée montait par l’issue de la cave. Au cri de son maître, le labrador se dégagea vigoureusement de son piège, faisant basculer l’armoire sur les officiers de la république. Avant que la masse de bois ne s’abattent sur eux, ils eurent le temps de voir s’ouvrir les portes de l’armoire en chute déverser sur eux 600 kilos de livres, soit le dixième de la collection complète des fracassants écrits scientologiques de Ron Hubbard.
Fuyant la disgrace des autorités, les irakiens s’engouffrèrent dans la cave à la suite du chien.

Semant la mort et la zizanie

Criant au piège, les gardes du corps se saisirent illico de Tom et Penelope [kru:z].
Dégainant son pistolet, le premier garde ouvrit le chemin de la fuite vers la limousine blindée garée à l’extérieur, en tirant sur toutes les statues d’ornement aux allures suspectes. Les deux stars furent propulsées à l’intérieur du véhicule qui démarra en trombe, dévala l’allée du château en écrasant deux poules et s’éloigna rapidement le long de la route. Tom appela son hélicoptère avec le téléphone de la limousine. Une poignée de minutes plus tard, l’hélicoptère était au dessus de la voiture. Tom actionna le toit ouvrant, serra sa dulcinée d’un bras et de l’autre empoigna l’échelle de corde lancée par l’hélicoptère. Soudain au détour d’un virage pris à vive allure, apparut un troupeau de tracteurs qui obstruait toute la chaussée. Au même moment notre héros sauta sur l’échelle et le chauffeur donna un brusque coup de volant qui dévia le véhicule dans un champ en forte pente. Le bolide incontrôlable dévala un premier champ en semant la mort et la zizanie dans un élevage de foies gras sur pattes, sauta un talus en arrachant le barbelé et traversa une haie fleurie sans ralentir pour percuter plusieurs ruches qui explosèrent sous l’impact. La rencontre avec une carcasse abandonnée de Renault 16 rouillée réussit à freiner le véhicule qui finit par s’immobiliser en dérapant cahotiquement dans une mare cloaqueuse qui avait échappé aux normes Natura 2000.
Les turcs sains et saufs s’extirpèrent du véhicule abîmé. Ils étaient en train de compter leurs bosses quand un essaim d’abeilles belliqueuses les convainquit immédiatement qu’un bain de boue à l’ammoniaque phosphatée leur serait sanitairement bénéfique.

Perchés sur leur échelle salvatrice, nos deux héros aux brushings frissonant dans le vent, rirent de ce spectacle fort comique. Puis dans une étreinte passionnée, ils s’embrassèrent sur un fond de coteaux irisés par la lumière du soleil couchant d’oû se détachait les crêtes blanches des Pyrénées enneigées a peine masquées par l’esthéthique fumée rougeoyante d’un lointain château en feu.

  FIN                

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